Auriane - STD2A
Un parcours international qui m’a menée vers l’art
Je m’appelle Auriane et je suis en première STD2A.
Si j’ai choisi de venir dans cet établissement, c’est parce que la filière STD2A correspondait vraiment à ce que je voulais faire. Je savais déjà que je voulais m’orienter vers un métier d’art, et le bac général ne me semblait pas forcément adapté à mon profil.
Mon parcours scolaire est assez particulier, parce que j’ai beaucoup voyagé. J’ai déménagé six fois, dont trois ans en Inde, puis deux ans aux États-Unis, avant de revenir en France cet été. Aux États-Unis, j’ai découvert des cours très concrets et créatifs, comme la joaillerie ou l’horlogerie, qui m’ont vraiment marquée. En revanche, sur le plan académique, ces changements m’ont fait prendre un peu de retard sur certains contenus, notamment en culture générale française.
C’est aussi pour ça que la STD2A m’a semblé être le bon compromis : une formation artistique, mais qui permet quand même de garder une culture générale et de ne pas se fermer de portes.
S’adapter, apprendre autrement
Revenir en France après tout ça n’a pas été totalement simple.
Par exemple, en histoire, aux États-Unis on se concentre surtout sur l’histoire américaine. Du coup, certaines notions d’histoire globale, je ne les avais jamais vues. Ce n’est pas que c’était négligé, c’est juste que les priorités sont différentes.
Mais voyager m’a aussi apporté quelque chose de très important : la capacité à m’adapter. Il y a toujours des avantages et des inconvénients, mais je sais que cette faculté d’adaptation m’aide aujourd’hui à avancer dans la formation.
Une formation riche et ouverte
Ce que j’aime beaucoup en STD2A, c’est que la formation est très vaste.
On touche à plein de choses différentes : récemment, on a fait de la broderie, et on sait qu’on va aussi travailler sur des maquettes, des volumes, des projets variés. Il y a aussi pas mal de sorties scolaires, ce qui rend les cours plus concrets et vivants.
Globalement, comme j’aime l’art, tout m’intéresse. J’aime découvrir, expérimenter, tester des choses que je n’aurais jamais imaginé faire avant.
Un accompagnement rassurant
En ayant étudié en Inde et aux États-Unis, je peux comparer, et honnêtement, je trouve que l’accompagnement des professeurs est bon.
Même si, quand on a beaucoup voyagé, on se rend compte que les gens ne mesurent pas toujours tout ce que ça implique, ici je sens que si j’ai un souci, je peux en parler. Les professeurs sont là pour aider, et ça fait une vraie différence.
Un moment qui m’a particulièrement marquée, c’est le workshop d’Halloween. On nous a demandé énormément de choses en très peu de temps. J’y ai vraiment mis toute mon énergie, et le fait que mon travail soit reconnu avec une bonne note m’a beaucoup motivée.
Explorer pour mieux choisir
J’ai aussi fait plusieurs stages à titre personnel, en dehors de l’école : en couture, en menuiserie, en bijouterie.
Au début, par exemple, le travail du bois ne m’attirait pas du tout… et finalement, c’est devenu une vraie piste pour moi. Ces expériences m’ont surtout appris une chose : ce qui est écrit sur le papier est très différent de la réalité du métier.
Aujourd’hui, j’hésite encore entre la joaillerie et le travail du bois, et c’est justement en testant que je peux avancer.
La vie à l’internat et sur le campus
Étant interne, je passe beaucoup de temps sur le campus, et honnêtement, l’ambiance est très sympa.
J’aime beaucoup Valérie, la surveillante, et de manière générale tout le monde est bienveillant. Il y a souvent des activités organisées : on a fait une soirée bowling, des jeux de société, une soirée raclette. Ce sont des moments simples, mais qui créent vraiment du lien.
Personnellement, l’internat m’aide aussi à progresser sur un point important pour moi : l’organisation. Je suis encore loin de l’objectif que je me fixe, mais je vois déjà une amélioration.
Et pour la suite
Pour après le bac, ça dépendra de mon choix final.
Si je m’oriente vers le bois, je pense aux Compagnons du Devoir.
Si c’est la bijouterie, il y a des écoles, comme Boulle à Paris, qui m’attirent beaucoup.
Si je devais résumer mon parcours en une phrase, je dirais : « ouvrir les yeux ».
Voyager, surtout vivre en Inde, m’a énormément marquée. C’est un pays difficile, mais incroyablement riche. Ça m’a appris à voir le monde autrement, à relativiser, à me remettre en question, et à m’enrichir humainement.
Ce que je dirais à un élève qui hésite
Je dirais que la filière STD2A est une formation atypique, mais très intéressante si on se dirige vers l’art. Ce n’est pas quelque chose de trop spécialisé : ce sont des compétences qu’on peut réutiliser partout.
Même si le général paraît trop compliqué ou pas adapté, l’art permet de continuer à apprendre, à travailler, tout en se découvrant soi-même.
Je trouve que cette formation aide autant à construire un projet professionnel qu’à construire qui on est.
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